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Roger Snelling
Investir par Roger Snelling, président du Conseil d'administration d'ACEM et investisseurs
Comment se portent vos investissements? Quel retour avez-vous eu l'an passé, ou depuis 2 ou 5 ans? L'équilibre entre vos avoirs et revenus, vos actions et vos bons du trésor est-il toujours au rendez-vous? Est-ce que le portfolio de votre fond présente un équilibre entre les secteurs géographiques et industriels? Voici quelques questions à vous poser si vous voulez avoir une vision claire de votre situation financière. Ces questions sont importantes, exigent un examen prudent et requièrent des réponses.
Venant juste de finir un livre sur Richesse et Démocratie avec tout un tas de statistiques (quoiqu' américaines seulement), j'imagine que je fais partie du lot des 10% supérieurs de la population nord-américaine en terme de fortune financière. C'est pourquoi je passe beaucoup de temps et j'use beaucoup d'énergie sur ces questions.
Quoi qu'il en soit, au-delà des aspects financiers soulevés par cette question, je suis aussi préoccupé par le retour social réalisé grâce à mes investissements. Chacun de nous, et cela inclut les investisseurs, doit se sentir concerné par l'environnement, des pratiques de travail équitables, la production ou la vente d'armes, et toutes les autres problématiques. L'investissement social et responsable repose sur 4 piliers : la banque, le projet d'investissement, participation active comme actionnaire et l'investissement dans le développement économique communautaire. Je veux m'arrêter un peu sur ce dernier item.
J'ai le sentiment qu'il est important d'inclure une partie de mon investissement dans une organisation telle qu'ACEM où le contrôle communautaire de l'investissement est davantage local. Plusieurs organisations accordent du crédit mais ACEM est l'une des rares à investir dans une population et dont l'action contribue au mieux-être social de leur communauté locale. J'ai aussi investi dans Oikocredit; cette organisation fait du micro-crédit dans d'autres pays du monde où le système financier et bancaire est moins développé qu'au Canada. Cela limite les intérêts annuels de retour à 2%. ACEM fait de même.
Ces taux d'intérêt- ou retour, sont tout à fait suffisants pour couvrir l'inflation et m'offre un retour financier acceptable sur une part (10%) de mes investissements. J'ai investi dans ces organisations en raison du retour social possible. L'investissement responsable exige du temps et de l'effort. Une partie de cet effort est de prendre en compte les facteurs sociaux. Imaginez seulement la différence si tous les investisseurs plaçaient 10% de leur portfolio dans des investissements socialement responsables!
Carole Madsen
Why do I invest in the Montreal Community Loan Association? By Carole Madsen
For almost ten years the Grand Plateau of Montreal was my community. But I now view ACEM from Vancouver. Working in Canada's poorest postal code, Vancouver's downtown eastside, the Montreal Community Loan Association continues to provide me with a role model of how social finance should be provided and how a social finance institution should be operationalized.
Last month, while at the annual Canadian CED Network conference held in Saskatoon, I ran into Anne Kettenbeil and the staff team from the Montreal Community Loan Association. They asked me to explain why I invest in ACEM.
From 1990-1991 while on a volunteer student internship I worked with the Montreal Community Loan Association while it was incubating in the CDEC-Grand Plateau later known as the Centre d'Innovation Developpement Economique Local-Grand Plateau.
In 1995-1997, after working in international development education for four years, I came back to the Grand Plateau community and worked with the Montreal Community Loan Association. By then, ACEM had become an independent charitable non-profit organization.
My role at that time was to design and develop community economic development triple bottom line entrepreneurship training courses with immigrant communities and to organize the first pan-Canadian Alternative Investment Strategies conference. We were a small team at the office, so along with these tasks, I was involved in everything: meeting with investors, funders, lenders, technical assistance providers, community groups and linking with the US based National Association of Community Development Loan Funds. Simultaneously while working at ACEM, I earned my Masters degree from Southern New Hampshire University's Community Economic Development program. My courses there reinforced my support for the ACEM model and I based my master thesis on ACEM's work.
For me what is important is the social return on investment that we were observing as we financed and supported single mothers, youth led businesses, non-profit training businesses and new immigrants. I also observed that when these businesses started showing a profit, they in turn started to reinvest in us. For some, it was investing financially, for others it was supporting me in my CED entrepreneurship training courses as volunteer co-facilitators or as speakers at our conference.
Initially, I invested money in the loan fund, because I believed strongly that there were people in my community that had resources and people that had great community development and community economic development ideas but were facing systemic barriers to accessing capital. We needed to match the ideas with the money.
I believe that this unfortunately is still the case.
Now, 12 years later, living on the opposite side of the country, I continue to invest with ACEM, and it continues to nourish me with its success stories of changed lives.
Carol Madsen, is Program Manager, Tradeworks Training Society, and lectures at SFU's Sustainable Community Development program.
Brenda Plant
Je crois que l’ACEM offre une opportunité exceptionnelle pour les personnes intéressées dans le développement durable et l’investissement socialement responsable.
Alors que l’idée d’investir dans des projets locaux qui ont un objectif social et environnemental m’a toujours intéressée, les occasions d’investissements directs sont rares. Personnellement, je n’ai ni le temps, ni la capacité d’analyser la viabilité des projets, et je n’ai pas le temps d’offrir des services de suivi et d’accompagnement appropriés. Enfin, le montant que je suis capable d’investir dans chaque projet est trop faible pour être vraiment utile.
Le regroupement de mon apport avec celui d’autres investisseurs, combiné avec le travail du personnel et des bénévoles très compétents et dévoués de l’ACEM, représente un investissement local sans risque.
J’ai commencé à investir à l’ACEM en 1998. Comme investisseur, je pensais que ce serait une bonne idée de participer quelques années au comité d’investissement. J’ai pu voir à quel point l’analyse de viabilité financière des projets potentiels ou des entrepreneurs est rigoureuse. Cela m’a aussi permis de constater comment le fait d’investir dans une organisation communautaire d’investissement, comme ACEM, vous permet d’obtenir des retours sociaux plus hauts qu’avec un simple don charitable.
Quand vous faites un don de 30$, la totalité des 30$ va directement aux personnes intéressées. Si vous investissez 1 000$ à l’ACEM à un taux d’intérêt de 2%, votre coût d’opportunité (donc l’argent que vous auriez pu gagner avec un autre type d’investissement) est de l’ordre de 30$ à comparer avec le taux de 5% des Bons du Trésor, mais vous avez permis que 1 000$ servent à aider directement des gens. Contrairement à un don, en investissant 1 000$, vous pouvez récupérer votre capital à la fin du terme et dans le même temps, cela aura vraisemblablement aidé quelques entrepreneurs à réaliser des projets avec un fort impact social.